3 réflexions "scientifiques" sur les retraites
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Retraites : les propositions gouvernementales
sont inacceptables pour les salariés.
par Stéphane Du Crest, président de l'UDESR 91

Mensonge, mensonge, mensonge :

Quand l’âge moyen de début de cotisation se situe autour de 22 ans, on ne peut affirmer dans le même temps que les taux de remplacement seront maintenus à 75 % (ou 68 % !), la durée de cotisation 40 ans et l’âge légal de départ à la retraite fixé à 60 ans.
L’immense majorité des salariés ne pourra pas partir légalement avec une retraite à taux plein. Qui plus est, les salariés du public subiront une décote qui augmentera sensiblement : 3% par année manquante dès 2008, puis alignement progressif sur la décote du privé, soit 6 à 7 % par an !!!
Exemple : Un étudiant entrant dans la vie active à 25 ans perdra à 60 ans 7 % par année de cotisation manquante, soit le tiers de sa pension !!!

Qui gouverne ?

Le gouvernement a refusé d’ouvrir les discussions sur les augmentations des cotisations employeurs et salariés, comme le suggéraient les organisations syndicales, cédant ainsi au chantage du MEDEF.

Pour l’égalité des salariés :

Nous voulons une durée unique de cotisation : 37,5 annuités de cotisation pour tous serait par exemple possible, en envisageant une augmentation annuelle de 0,3 % des cotisations employeurs et salariés. Or le gouvernement unifie les durées de cotisation sur 40 ans, voire 42 ans à partir de 2008 !

Nous voulons intégrer la notion de pénibilité dans le calcul des annuités. Or le gouvernement maintient sans justification les régimes particuliers permettant à certains salariés de partir entre 50 et 55 ans.

Nous voulons supprimer les aides fiscales pour les capitalisations d’épargne-retraite : le gouvernement les maintient.

Nous voulons re-indexer les pensions sur les salaires : le gouvernement maintient l’indexation sur les prix, ce qui conduit à une perte de 1 à 1,5 % par an.

Les quelques avancées du gouvernement pour les pluri pensionnés et les non salariés ne peuvent justifier un accord, même partiel.

Voilà pourquoi les élus Socialistes et Républicains seront aux côtés des salariés dans leur lutte.